Le Lupin : fondement et instrument d’une reconstruction du système agricole

Il nous a semblé important de publier ces textes de Philippe Desbrosses, dont nombre ne datent pas d’aujourd’hui, très pertinents en pleine crise agricole avec une profession condamnée à la misère, au suicide et à l’impertinence écologique par ceux-là mêmes qui prétendent la défendre, alors qu’ils l’ont en réalité acculée à une impasse, tout en la faisant progressivement disparaître par le modèle même qu’ils prônent.

Dominique Bourg

 

Par Philippe DESBROSSES (voir sur ce site l’entretien qui lui a été consacré)

 

Le lupin est une légumineuse aux multiples espèces (plus de 450 à la surface du globe soit des milliers de variétés) dont certaines sont deux fois plus riches en protéines que le soja
(63 % de protéines sur graines brut pour les lupins Andins, contre 38% pour le soja américain). De plus cette plante régénère les sols pauvres par sa faculté de synthétiser et de stocker l’azote de l’air.  Le lupinus (littéralement « Pois-loup » est cité dans des textes romains remontant à trois siècles avant Jésus-Christ en tant qu’aliment pour la consommation humaine.

Par ailleurs, les Egyptiens et les Incas, depuis longtemps, ont eu coutume de tremper dans les rivières leurs sacs de graines de lupin en bouillies comestibles avant de les consommer ou de les donner aux animaux.

Dans l’Europe du Moyen-Age, les lupins blancs, jaunes et pileux étaient toujours cultivés pour l’alimentation et comme engrais vert. Cette tradition survit encore en Italie et en Afrique du Nord où les graines de lupin blanc sont consommées en apéritif (les tramousses ou altramuz le nom arabe du lupin). Les graines de lupins sauvages contenant 1 à 2% d’alcaloïdes amers, les anciens les cuisaient dans l’eau et les rinçaient à l’eau tiède afin d’éliminer l’amertume : l’eau de rinçage servait ensuite comme insecticide naturel et stimulant de croissance pour les autres cultures.

Les auteurs Romains racontent les performances de l’époque où les belles dames de la société Romaine obtenaient des jardins luxuriants en les arrosant avec les eaux résiduelles des tremperies de lupin, issues de la désamérisation des graines pour l’alimentation.

Aujourd’hui ces performances exceptionnelles du Lupin amer comme engrais et pesticides naturels ont été vérifiées et validées pendant la décennie 80 par l’institut Hohenheim – Université de Stuttgard en Allemagne sous l’égide de l’Union Européenne qui en a financé pendant dix ans les travaux à hauteur de dix millions d’euros.

Les résultats furent simplement époustouflants, puisqu’avec seulement 6 kg d’alcaloïdes à l’hectare, de « Lupinex », en épandage foliaire, on pouvait augmenter de 30 à 80 % les récoltes de toute autre culture, (céréales, pommes de terre, maïs, betteraves, légumes, etc…)

L’affaire tenait, (tient toujours du miracle), mais les travaux ont été privatisés. Une société pharmaceutique allemande s’est appropriée les brevets à la mort des deux fondateurs, dans la décennie 90, et bien que financés par des fonds publics européens, ces travaux et ces recherches pouvant produire un boum économique de l’agriculture en Europe ont été accaparés et occultés par une puissance économique qui les a mis sous embargo. Moyennant quoi nous n’en avons plus entendu parler…

Ce fut une aubaine pour la galaxie SOJA !

Nous proposons une nouvelle stratégie pour conjurer ce mauvais sort qui a occulté LUPIN depuis le Plan Marshall.

 

SECTION 1

 

 

UNE PÉPITE DU PASSÉ POUR LE PRÉSENT !
LES VÉGÉTAUX SUPERIEURS, AMI-CHEMIN ENTRE RÈGNE ANIMAL ET RÈGNE VÉGÉTAL.


REGARDEZ CETTE PLANTE dont la sève de ses nodosités est semblable au sang des mammifères, comme notre propre hémoglobine, li s’agit de la « leghémoglobine » du lupin protéagineux, la légumineuse la plus riche au MONDE en protéines… Cette plante mythique, qui a nourri les civilisations les plus prestigieuses avant nous, (Grecs, Egyptiens, Romains, Incas…) est aujourd’hui oubliée. Nous voulons la réhabiliter, car c’est une plante magique qui enrichit les sols les plus dégradés, stimule la croissance des autres plantes, en augmentant les rendements de 40 à 80% (réf. thèses scientifiques françaises et allemandes).
Le Lupin arrive juste à point pour restaurer les terres abimées de la planète et dans un premier temps les Jardins Familiaux, qui vont s’enrichir de ses saveurs et de ses bienfaits. C’est un engrais vert complet à cycle court, il apporte dans nos sols, en quantité impressionnante : azote, phosphore, potasse d’origine naturelle. Ses puissantes racines pivotantes exercent une action mécanique profonde et bienfaisante sur les sols asphyxiés. C’est pourquoi ce précédent cultural, à lui seul, justifie qu’on l’implante à l’essai dans nos parcelles et nos jardins pour constater ses résultats d’amélioration sur nos cultures.

Résumé des atouts d’une plante légendaire (4.000 ans), dont l’heure du retour a sonné car, c’est par excellence la plante de l’agroécologie. Pesticide naturel biodégradable, stimulant de croissance des autres plantes, régulateur de l’insuline (médicament d’une Cie Indienne connu internationalement), fertilisant, engrais vert, plante pionnière des terres dégradées, le lupin pousse sur les sols squelettiques, acides et parfois salinisés, comme les polders du Danemark.
C’est un aliment polyvalent très efficace pour les animaux, surtout les ruminants et les poissons d’élevage pour lesquels il constitue un appât très prisé. On comprend pourquoi avec tous ces atouts naturels il a été écarté des marchés spéculatifs, notamment ceux sous influence du Soja, lequel domine à environ 80 % le marché des protéines sur la planète.

Nous savons qu’elle représente l’avenir pour une agriculture autonome, économe et non polluante. Le succès des jardins luxuriants de l’Antique société Romaine, dont les récits nous ont interpellés, peuvent nous permettre de retrouver un atout majeur pour l’agriculture et les jardins d’aujourd’hui.
Nous devons organiser une campagne de communication pour le retour du lupin, d’abord dans les jardins, dont el premier pas sera le Printemps 2020. lI faut une logistique légère pour commencer. Diffuser l’annonce et les propositions de semences et conseils sur les réseaux sociaux et les revues de jardinage. Collecter d’ores et déjà les variétés de lupin les plus avantageuses dans les différentes régions de al planète. Constituer un stock de départ de variétés traditionnelles les plus compatibles avec les conditions pédoclimatiques de l’Europe de l’Ouest.
Editer une plaquette de conseils pour familiariser les utilisateurs et leur expliquer les avantages multiples des nombreuses variétés que nous pouvons multiplier.
lI faut savoir que cette « plante oubliée » est la famille la plus répandue à la surface du Globe, avec 450 espèces qui totalisent 200.000 variétés… vous avez bien lu ce chiffre astronomique, que nous a confirmé le professeur Boguslav KURLOVITCH, taxinomiste reconnu mondialement, à l’institut VAVILOV de St.-PÉTERSBOURG. lI a pour sa part réalisé une collection de 2.500 variétés d’origines diverses, amassées au cours de sa vie et de ses nombreux voyages dans les régions traditionnelles de production .
Sur ces bases, nous organisons des actions de redéploiement du lupin avec pour tremplin une startup : LUPINDOR (nom, logo et domaine déposé), adossée à une association militante pour conduire l’action citoyenne et la dynamique d’intérêt général. En parallèle nous faisons appel au soutien des personnes intéressées pour rassembler les moyens d’une emprise forte, dans el domaine du jardinage d’abord, et vers el réseau des fermes biologiques, permaculture, micro-fermes, etc… dont l’engagement est en cohérence avec notre action.

NB : il y a plus de quinze millions de jardins en France, mais aussi dans les pays voisins francophones… lI nous suffit seulement de toucher 0,1% de cette population pour démarrer une entreprise d’envergure.
Nous proposerons pour commencer un kit de graines de 3 ou 4 variétés pour ensemencer une parcelle de 10 m2 d’engrais verts et fertiliser en alternance toutes les parcelles d’un jardin ; sachant que l’on peut aussi récolter les graines à maturité pour les consommer ou nourrir des animaux …

 

 

SECTION 2

QUEL EST LE POTENTIEL DU LUPIN ?
Préambule et état des lieux.

Le lupin est une plante légendaire, dont l’histoire remonte à l’antiquité. Elle est aujourd’hui l’une des victimes emblématiques de la guerre des protéines orchestrée par les Etats-Unis et les puissances économiques de la sphère SOJA, qui représente un empire commercial tentaculaire avec ses usines de transformation d’huile et de tourteaux, ses élevages gigantesques, dont la viande est transformée par des compagnies intégrées, qui sont à l’origine du fameux corned-beef et font partie de la galaxie soja, avec ses flottes de bateaux et de trains, ses produits dérivés, usines d’aliments de bétail avec les tourteaux, usines de trituration pour l’huile, Cie de production de semences, cosmétiques, alimentation humaine, lait de soja, etc… Un véritable empire dont la puissance égale ou dépasse le P.I.B. de nombreux pays.
Cette néo-colonisation qui s’exerce depuis plus d’un demi-siècle, a vu s’amplifier la domination économique des américains sur l’Europe avec le Plan Marshall. Nous dépendons maintenant pour 80% de nos besoins en protéines, des importations de soja. On peut même dire que la planète entière, hormis l’Australie, dépend à 80% des protéines de soja américain, puisque même la Chine est otage du soja d’importation U.S. alors qu’elle est le Pays d’origine du Soja… Anecdote : elle a du céder dans le récent bras de fer économique lancé par Trump, tellement elle mettait son secteur alimentaire en péril, si les Etats-Unis lui coupaient l’approvisionnement en Soja…
Paradoxe : le soja est d’origine chinoise, et il était inconnu sur le continent américain avant 1930…
Cette situation n’est plus tenable pour diverses raisons :
– L’effondrement de l’agriculture mondialisée est en cours, et requière une re-localisation urgente, des productions pour assurer l’autonomie et la sécurité des approvisionnement stratégiques. (publications Olivier de Schutter Rapporteur Spécial pour l’Alimentation.O.N.U.)
– Les effets collatéraux du couple « Soja – mais » avec leurs monocultures destructrices, des sols, et leur consommation d’eau douce extravagante, sont remis en cause.
– La déforestation induite, dite « déforestation importée » de l’Amazonie. (N.B. derrière el défrichage de la forêt, la terre se consume en 5 ans ( ensuite 1ha passe au désert toutes les 4 secondes – chiffres présentés au Sommet de Rio de 1992)
– Dans le soja importé (O.G.M.), réside un passager clandestin : le Roundup-glyphosate, dont plus personne ne veut en raison des risques sanitaires et environnementaux qu’il
comporte…
– La remise en cause du type d’exploitation des sols (monoculture industrielle intensive qui a déjà contribué à la disparition de 1/ tiers des terres arables en 30 ans sur la planète (chiffres David Pimentel Cornell University New-York)

– La remise en cause, par l’opinion, de la privatisation des biens communs par le hold-up
Cette domination des brevets sur les plantes et leurs applications sont détenus par des
compagnies privées qui imposent leurs souches génétiques (semences) leurs techniques et leurs modèles d’exploitation à toute la planète, ce qui explique les échecs retentissants des pays comme l’Espagne qui ont voulu développer les cultures de Soja sur leurs territoires dans les années 90. Ils ont du s’accommoder des souches américaines (les
seules accessibles sur le marché mondial, (homologuées et en volume suffisant,), mais en totale inadéquation avec les conditions pédoclimatiques des autres continents…
Comment le soja, originaire de Chine, s’est imposé aux Etats-Unis lors de la révolution industrielle initiée par l’arrivée du moteur thermique et l’adoption du tracteur à la place de la traction animale, dans les années 30…
Scénario : Vingt millions de chevaux passent à l’abattoir en une décennie et libèrent un tiers de continent tout neuf pour de nouvelles cultures…
Plusieurs millions d’ha qui servaient autrefois à produire l’énergie nécessaire à la traction animale (prairies, foin, paille, avoine…) se trouvent disponibles.
Les stratèges américains cherchent de nouvelles cultures, non concurrentes du maïs, et jettent leur dévolu sur le soja pour en exploiter les matières grasses végétales (huile de table et autre substituts de graisses animales comme les « beurres végétaux » (margarines) qui inondent le marché pour leurs « supposés bienfaits » sur la santé des consommateurs, lesquels sont abusés par une publicité aussi délirante que mensongère… (N.B. les acides gras « Trans » de l’industrie alimentaire ont tué plus d’individus que les beurres fermiers traditionnels) .
Aujourd’hui, ce modèle à bout de souffle est condamné par les découvertes scientifiques récentes sur les acides gras essentiels qui privilégient les « Oméga 3» anti-inflamma- toires et non les « Oméga 6 » principaux constituants de l’huile de soja…
De plus le soja produit des hormones qualifiés d’oestrogènes-like et soupçonnés d’être
des « perturbateurs endocriniens »…
Et surtout ce modèle d’agriculture délocalisée, totalement dépendante des transports inter-continentaux est l’un des pires émetteurs pour le « réchauffement climatique ».
Pour toutes ces raisons la planète recherche, à grand renfort d’études et de diversification, un modèle de substitution au soja, dans lequel le LUPIN a toutes les chances et tous les atouts pour revenir sur le devant de la scène.


LES PRINCIPAUX ATOUTS DU LUPIN
Plante d’Or des terres pauvres qu’il enrichit fabuleusement par son action sur sol, le lupin apporte entre:
– 250 à 500 kg d’azote naturel à l’ha.
– 80 à 100 kg de phosphate à l’ha.
– 60 à 80 kg de potasse à l’ha.
Ce qui est considérable, d’autant plus qu’il valorise des terres médiocres, souvent en friches ou en déshérence, qu’aucune autre culture ne peut valoriser à ce point.
En fait le lupin peut s’intégrer dans les territoires sans aucune concurrence avec les autres productions.

Plus encore, les variétés de Lupin amer contiennent des alcaloïdes divers qui agissent puissamment comme stimulants de croissance et pesticides naturels, bio-dégradables, sur toutes autres cultures dont ils augmentent les rendements de 20%- 40 % voire 80%.
Certaines espèces de lupins Andins peuvent contenir jusqu’à 63% de protéines sur graines brutes, soit le double du soja…


QUELLES STRATÉGIES POUR PASSER LES BARRIÈRES DU SOJA ?
Dans l’état actuel des choses pour faire face à la concurrence inégale entre ces deux catégories de plantes, surtout face à la puissance du lobby soja, li est exclu d’attaquer de front à ce marché très verrouillé et très convoité…
J’ai réfléchi en long et en large à la manière de procéder. La seule fenêtre d’opportunité est celle que j’ai expérimenté empiriquement, avec succès, li y a 40 ans pour le développement du Potimarron auprès du « petit peuple des jardiniers ».
Or, le moment est propice avec la prise de conscience des populations et la recherche d’autonomie alimentaire généralisée par la multiplication des micro-fermes, jardins partages, jardins familiaux et autres initiatives individuelles et collectives, d’utiliser ces réseaux d’influence et ces réseaux sociaux (15 millions de jardiniers en France) pour développer l’utilisation du lupin comme «engrais vert »fertilisant et pesticide naturel…
Personne ne sera insensible à la Belle Histoire légendaire du LUPIN, dont les aptitudes sont en phase avec les attentes et les besoins de la population: économie, autonomie, écologie, santé, sécurité, climat…
Le faible investissement de quelques kilos par jardin est à la portée des plus modestes
pour tester l’efficacité de la plante dont je connais les performances comme précédent cultural sur un sol…
En contre-partie le nombre des clients potentiels est considerable et permet d’envisager un chiffre d’affaire important avec une bonne communication sur les réseaux et les revues que nous connaissons.
Et le plus important est que cette discrète infiltration ne puisse pas susciter de levées de
boucliers dans les campagnes, ni dans les circuits commerciaux d’intrants agricoles, qui
ne verront pas les effets de ruissellement entre voisins de la promotion et de la popularisation du lupin par des échanges et des débats dans les territoires, au-dessous des radars habituels de la profession agricole, mais qui permettront d’éveiller l’intérêt des agriculteurs et des éleveurs, prenant conscience de l’usage avantageux de cette plante, dont ils seront facilement convaincus par les expériences multiples autour d’eux.
Désolé, mais c’est la seule façon de pénétrer le marché des protéines et des intrants agricoles, par la petite porte des jardins, sans se faire broyer par la puissance d’un adversaire disproportionné…

 

 

SECTION 3

Cinq Bienfaits des Graines de Lupin Sur la Santé

Connaissez-vous le lupin ?

Ce sont ces grosses graines jaunes que l’on mange en apéro. Ces graines de fleurs sont pleines d’énergie et de vertus pour la santé. C’est ma nutritionniste qui m’a conseillé d’en manger régulièrement.

Elles ont plein de qualités nutritionnelles méconnues. C’est vrai que depuis que j’en consomme, je me sens mieux et j’ai perdu du poids car j’ai moins faim qu’avant.

Voici 5 bienfaits des graines de lupins que personne ne connaît :

Les graines de lupin remplacent la viande – graines de lupin pour les salades

Vous cherchez à éviter la viande dans votre alimentation sans avoir de carences en protéines ? Alors, optez pour les graines de lupin. Pourquoi ?

Car on trouve presque autant de protéines dans ces graines que dans 100g de viande.

Soit 2 fois plus que dans d’autres légumineuses. C’est idéal si vous passez au régime végétarien ou vegan.

En effet, elles contiennent de la vitamine B9 qui stimule les globules rouges, évitant ainsi les risques d’anémie. Et même mieux : elles contiennent assez de protéines pour éviter de perdre de la masse musculaire.

Elles font maigrir bienfaits des graines de lupin                             

Les graines de lupin ont un faible indice glycémique et sont peu caloriques. C’est la raison pour laquelle elles sont recommandées dans le cadre d’un régime pour perdre du poids. En plus, elles sont riches en fibres.

On peut même manger les graines comme un fruit sec pour combler un petit creux.

C’est un coupe-fin reconnu.

Ou encore utiliser de la farine de graines de lupin pour cuisiner de petits pains, des crêpes ou des pâtes.

En plus, cette farine ne contient pas de gluten ni de sucres.

Elles réduisent le mauvais cholestérol –  comment consommer les graines de lupin …

Parce qu’elles sont pauvres en sucre et en gras, les graines de lupin sont recommandées pour les personnes qui font attention à leur cholestérol. Il est donc facile d’en consommer sans risque.

Chaudes ou froides, ces graines sont très faciles à accommoder. Leur richesse en fibres permet d’ailleurs une meilleure digestion, mais surtout ça n’accroît pas le taux de glycémie dans le sang.

Elles conviennent aux personnes diabétiques.

Grâce à son indice glycémique faible, le lupin peut être consommé par les diabétiques. Il semblerait aussi que ces graines aident à réguler le niveau de glucose et d’insuline dans le sang.

Elles se consomment pendant la grossesse.

Enfin, les graines de lupin sont conseillées pendant une grossesse. Tout simplement de par leur richesse en vitamines, en oligo-éléments, en nutriments, en zinc, en magnésium et en phosphore. Elles contiennent aussi des folates qui stimulent le développement des cellules…ce qui est plutôt intéressant pour le fœtus ! Comment consommer la graine de lupin ? La préparation de ces graines est très simple. Ces graines comestibles peuvent être consommées sèches ou grillées. On les met alors dans les salades, dans des plats ou à grignoter en cas de fringales.

La recette que je préfère est le curry masala au lupin. Mais elles sont souvent préparées en saumure ou trempées dans l’eau pour enlever le petit goût amer. C’est d’ailleurs très facile de les acheter au supermarché (Auchan, Leclerc…) au rayon des olives… …dans un magasin bio (Biocoop) ou sur Amazon ici.

On peut même les trouver moulues pour faire du pain ou de la pâtisserie. À votre tour… Et vous, vous avez testé les propriétés des graines de lupin ? Dites-nous en commentaire si ça a été efficace pour vous. On a hâte de vous lire ! Vous aimez cette astuce ? Cliquez ici pour l’enregistrer sur Pinterest ou cliquez ici pour la partager avec vos amis sur Facebook.

Découvrez l’astuce ici : https://www.comment-economiser.fr/bienfaits-graines-lupin.html?utm_source=mailchimp&utm_campaign=nlmailchimp&utm_medium=email

 

 

SECTION 4

FICHE TECHNIQUE LUPIN

Réponses aux questions les plus fréquentes sur la culture du Lupin

 

Considérant l’importance de la tâche à entreprendre pour relancer la culture du Lupin en France, je vous livre mes réflexions et conseils sur ce sujet :

Je vous fais cette confidence, d’avoir cru un moment, que les institutions françaises s’empareraient enfin de cette mission de réhabilitation des plantes protéagineuses locales, face à la dépendance extravagante de la France, et de l’Europe toute entière, aux importations de protéines de soja, 80% de nos besoins, en provenance d’outre-Atlantique avec les conséquences que l’on connait sur la déforestation, la pollution des sols, le changement climatique et le déficit abyssal de notre balance commerciale, imputables aux protéines – 5 milliards par an pour la France et 31 milliards pour l’Europe… ce qui devrait inciter les élus responsables et les institutions à s’emparer du problème et à prendre les mesures qui s’imposent…

Devant cette carence de l’Etat, difficilement justifiable, il n’y a que des initiatives privées et citoyennes pour sortir de l’impasse, dont les jardiniers sont les plus aptes à faire la démonstration sur de petites parcelles.

Nous n’avons d’autres choix que d’avancer à tâtons, car les variétés de lupins rustiques que nous avons cultivé en France, il y a 40 ans, en provenance d’Europe, centrale ont disparu…

Pour commencer, je m’efforce de répondre aux questions récurrentes que se posent tous les candidats à la culture du Lupin aussi bien en Bretagne, en Sologne, que dans le sud de la France, ou dans l’est, en Lorraine ou en Corrèze, voici quelques données de base :

Les terres propices au Lupin, sont des terres légères (sablonneuses ou limoneuses) à pH acide, au-dessous de 7.

Les terres calcaires ou argileuses sont contre-indiquées. Le lupin est une plante « allélopathique » qui fonctionne avec des bactéries symbiotiques pour synthétiser et stocker l’azote de l’air. Elles ont besoin d’oxygène (10 à 15 %) dans la partie superficielle des sols, que l’on introduit en binant les cultures.

Généralement dans les types de terrains, recommandés ci-dessus, ces bactéries (Rhyzobium Lupini) sont présentes de manière endémique.

Les plantes bio-indicatrices qui permettent de reconnaître facilement les aptitudes d’un terrain à recevoir du lupin, sont les genêts et les ajoncs, dont les ryhyzobium (bactéries symbiotiques, auxiliaires de la plante) sont proches de celles du Lupin et peuvent se substituer, apparemment, au rhyzobium Lupini spécifique au Lupin.

Les doses/ha de semences pour Lupin, jaune et Lupin bleu, sont de 120 kg/ha. 
Le lupin blanc à graines plus grosses nécessite entre 160 et 180 kg/ha de semences.

Chiffres pour micro-parcelles : doses conseillées 50 graines au m2 si semées à la volée. Nous verrons qu’il est préférable de semer en ligne comme les petits pois.

Suite fiche Lupin :

Poids de 1000 graines (PMG) pour lupin jaune et lupin bleu : 180 grammes, soit : 5.500 graines au kilo X 120 kg = 660.000 graines / ha.   ( 1 ha = 10.000 m2 )

Poids de 1000 graines (PMG) pour lupin blanc (grosses graines) : 340 grammes soit :  3.050 graines au kilo X 180 kg =  549.000 graines / ha.

Les Rhyzobium (bactéries pour inoculer les semences de lupin) – coût de la doses/ha, environ 30 € – sont parfois nécessaires la première année de culture. Inutiles ensuite puisque le terrain reste inoculé, si les conditions pédo-climatiques demeurent stables.         

N.B. En règle générale les sols sont généralement pourvus avec des bactéries endogènes, d’autres légumineuses de voisinage…

N.B. Dans un terrain calcaire, à pH élevé il y a de fortes chances pour que les bactéries symbiotiques, (rhyzobium lupini) s’estompent et disparaissent.
 Ce qui peut se produire également avec des traitements pesticides ou des terrains hydromorphes dans lesquels la vie bactérienne (aérobie) est asphyxiée et ne peut subsister.

A cet égard, il est fortement recommandé d’implanter les cultures de lupin en rangs espacés de 25 à 30 cm – pour opérer un binage mécanique (sarclage) extrêmement bénéfique pour ce type de légumineuses. (espacement des graines sur le rang 5 à 10 cm)

La faible densité d’implantation est largement compensée par la luxuriance et la productivité des plantes en lignes espacées, moins exposées, du fait de l’espace aéré, aux maladies cryptogamiques comme les fusarioses, l’anthracnose, qui peuvent parfois survenir en année humide.

N.B. profondeur des semis très légère comme pour les Petits Pois…

Pour grandes surfaces, il existe aujourd’hui des bineuses légères avec laser, auto-portées, tout-à-fait idéales et utilisables pour toutes autres cultures, comme céréales, légumineuses, plantes maraîchères, etc… ce qui permet de rentabiliser largement l’investissement sur plusieurs types de production.

Les avantages de cette pratique ne sont plus à démontrer. Au proverbe ancestral « Un binage vaut deux arrosages », on peut ajouter qu’il permet de contrôler les adventices et apporte littéralement un « coup d’azote » en stimulant les bactéries nitrificatrices, présentes dans le sol par l’apport d’oxygène en surface… (Trois actions en Une dirait la publicité…)

Les rendements / ha sont d’environ : 18 à 30 quintaux/ha pour les lupins jaunes et bleus avec 42% de protéines sur graines (brut) et de 25 à 35 quintaux pour le lupin blanc (à 
plus grosses fèves), avec un taux de 36 à 38 % de protéines sur graines (brut).

Les prix de vente des graines de lupin sur un marché en cours de formation, très hétéroclite, où la demande dépasse considérablement l’offre, peuvent varier de 500 € à 3000 € la tonne, voire plus encore… Mais il ne faut pas se fier à ces données aléatoires en période de pénurie et prendre des repères plus fiables que les spéculations outrancières sur internet.

Les prix qui peuvent s’installer durablement sur un marché organisé, notamment pour la fourniture de protéines à destination des élevages, comme les ruminants, (bovins, chèvres, et moutons…mais aussi chevaux, porcs, volailles) doivent s’indexer sur les prix des autres sources de protéines, lesquelles jouerons un rôle régulateur en cas d’inflation du marché.

 

Suite fiche Lupin :

Actuellement les récoltes de lupin bio trouvent preneur pour les aliments du bétail à 900 € la tonne (à 14 % d’humidité). Ce qui laisse une marge confortable, si le coût de production s’établit comme nous le réalisons habituellement à 1.050 €/ha toutes charges opérationnelles inclues. N.B. Un hectare peu produire entre 2 et 3 tonnes/ha…

Mais le plus important à intégrer dans les bénéfices, est l’apport de fertilisant naturel d’une culture de lupin, qui laisse au sol entre : 250 et 500 kg d’azote naturel à l’ha, 100 kg de phosphate et 80 kg de Potasse, selon les chiffres des scientifiques Russes des instituts de Briansk et de Vavilov.

Soit une fumure complète, exceptionnellement riche, qui bénéficiera aux cultures qui suivront, généralement céréales, oléagineuses, ou potagères de plein champ qui, comme nous l’ont confirmé les autorités hongroises en 1986 peuvent générer des récoltes de 80 quintaux /ha en céréales, sans aucun apport d’engrais extérieur.

C’est la principale raison pour laquelle le gouvernement Hongrois, dans les années 80, subventionnait fortement les cultures de Lupin.

Ne pas oublier que ces résultats sont obtenus sur des terres médiocres qu’aucune culture ne peut valoriser comme le fait le LUPIN.

Voilà quelques chiffres et données que nous pourrons affiner en fonction des situations, mais elles seront sûrement plus avantageuses que les chiffres ci-dessus, puisque nous avons pris les options les plus basses pour nos calculs. Ainsi on pourra obtenir de meilleurs résultats en valorisant le lupin en nutrition humaine, (farine de lupin pour la boulangerie, pâtisserie, viennoiserie, lait de lupin, lupin fermenté type tofu, tempeh, etc…

Voici de quoi rêver aux récoltes futures et revaloriser le revenu des terres pauvres et des paysans en difficulté.

 

Cette plante (Le Lupin) pousse sous toutes les latitudes avec ses 200.000 variétés (dixit le Professeur Kurlovitch de l’Institut Vavilov) ; il est adapté à toutes les situations les plus inhospitalières… des plaines arides du Soudan, ou d’Egypte, aux montagnes escarpées de l’Altiplano où il pousse dans la neige, avec des taux de protéines de 53 à 63 % (2 fois plus riche que le soja) ; il est endémique en Islande, en Alaska, en Afrique, en Europe, en Australie, Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis, on le trouve aussi sous forme arbustive de 3 ou 4 m. de haut… Ses alcaloïdes amers, connu depuis l’antiquité, sont souverains dans le traitement du diabète. Une multinationale basée en Inde en a réalisé depuis 30 ans un médicament efficace avec lequel elle réalise, sans publicité, un C.A. de 2 milliards et demi de $ par an. C’est aussi un pesticide naturel biodégradable qui éloigne les insectes parasites des cultures et un fertilisant exceptionnel que l’on peut utiliser simplement comme précédent cultural ou engrais vert pour doper les cultures suivantes…

Périodes de semis : de mars à août  – Récolte grains secs :  120 – 150 jours après                                  

LE LUPIN PROTÉAGINEUX

Ses atouts dans le contexte de la crise économique mondiale

Plante d’or des sols pauvres – Richesse en protéines – Autonomie…

Les importations massives de soja posent problème depuis des décennies. Il ne peut pas y avoir de sol sain sans un bon équilibre entre protéagineux (qui captent l’azote de l’air pour le restituer aux sols) – céréales et protéagineux sont indissociables.
Sans un sol sain porteur de cultures variées et complémentaires, pas de santé possible pour les plantes, les animaux et les hommes qui s’en nourrissent. Sans ces équilibres patiemment construits, pas de santé possible pour la planète non plus.

Ce n’est pas un constat récent. Le premier plan de relance des protéagineux métropolitains date déjà des années 1960 !
Mais pas grand-chose ne s’est passé depuis. Le système terriblement déséquilibré des monocultures céréalières a nourri les déficits commerciaux, les ventes d’engrais, d’additifs, et de médicaments. Il a appauvri les sols et les économies locales.

En France, sur 14 millions d’hectares cultivés, le maïs et le blé en occupent 8,5 millions, les 7 principales cultures (maïs-blé-orge-betterave-pomme de terre-colza-tournesol) occupent 91% des sols et aucune d’entre elles n’est une protéagineuse.

Le Lupin, plante symbole

Le Lupin fut la ressource légendaire en protéines des civilisations qui nous ont précédé :
la Grèce, l’Egypte, Rome et l’Amérique pré-colombienne.
Avec 450 espèces à la surface du globe, soit des milliers de variétés adaptées à toutes les situations et climats : des plaines arides du Soudan, où la mémoire collective a oublié celle qu’on appelait « la fève d’Egypte » aux sommets escarpés de l’Altiplano où elle nourrit encore des milliers d’enfants chaque jour dans les cantines scolaires (Chili), et en Europe ou elle fit, au 19 ème siècle, la fortune des producteurs de laine « Mérinos de Saxe » en nourrissant les moutons sur les plaines ingrates du nord de la Baltique, en Allemagne,

Ou encore, sur le pourtour méditerranéen comme ressource alimentaire privilégiée des Romains, elle couvrait des contrées immenses dont elle améliorait les sols ingrats, ce qui n’est pas la moindre de ses performances.

Aujourd’hui cette plante mythique a pratiquement disparu des territoires où elle perpétuait ses bienfaits, et depuis un demi-siècle, la France et l’Europe toute entière sont dépendantes, à près de 80%, des importations de soja américain pour la nourriture de leurs élevages.

Situation aussi extravagante que préjudiciable à l’équilibre de nos économies et à l’équilibre des écosystèmes qui se dégradent par l’emploi des engrais artificiels, alors qu’un précédent cultural de Lupin peut laisser entre 250 et 500 kg d’azote naturel à l’hectare, Tout en produisant 2 à 3 tonnes / ha. de graines riches en protéines pour l’alimentation humaine ou animale…

Cela paraît à peine croyable qu’on ait pu éradiquer des territoires et des mémoires humaines une plante aussi bénéfique, au point qu’on ne trouve presque plus de graines de lupin jaune en particulier, l’espèce la plus rustique, sur une grande partie de l’Europe, sauf dans les pays de l’Est.

Voilà le débat public que nous devons ouvrir avec des informations et des références pour convaincre les planificateurs de s’intéresser à la réhabilitation de la plante la plus riche en protéines de la flore mondiale.