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L’ affaire d’Ashio (extraction minière, Japon)

Par Cyrian Pitteloud


Vol. 1 (1) – octobre 2017


Ashio, ville située dans le département de Tochigi, à environ 110 km au nord-ouest de Tokyo, donne son nom à un des premiers cas de pollution industrielle du Japon, dont les conséquences se font encore sentir de nos jours. Exploitée depuis le XVIe-XVIIe siècle, sa mine de cuivre est rachetée en 1877 par l’entrepreneur Furukawa Ichibê (1832-1903) qui en transforme radicalement le fonctionnement, remplaçant graduellement les sous-traitants au profit d’une gestion centralisée et introduisant les dernières technologies occidentales (pompes à vapeur pour évacuer l’eau et la boue de minerai, perceuses à air comprimé, téléphériques, éclairage et wagonnets alimentés par une centrale hydroélectrique, convertisseur Bessemer). En seulement quelques années, Furukawa développe un véritable empire minier, avec Ashio pour socle. Dès le milieu des années 1880 et jusque vers 1890, sa compagnie fournit 35 à 40% de la production nationale de cuivre, minerai très valorisé à l’exportation (5% du total des exportations entre 1886 et 1895), dont 75 à 85% provient d’Ashio.

Dès le début des années 1880, l’impact sur l’environnement devient patent. Les fumées des fonderies polluent l’atmosphère, tandis que les déchets miniers (contenant arsenic, chlore, sulfate de cuivre, soufre, cadmium, plomb, mercure et zinc), déversés dans les cours d’eau, contaminent le réseau hydrique. La rivière Watarase, affluent du fleuve Tone, qui traverse plusieurs départements de la région, propage cet empoisonnement à large échelle. La faune fluviale disparaît, au dam de la pêche de subsistance, tandis que les forêts qui entourent la mine sont massivement détruites par les émanations industrielles et les pluies acides, phénomène aggravé par un déboisement intensif destiné aux besoins de la mine (construction ou combustible) et qui, à son tour, contribue à l’érosion des sols.

À l’été 1890, de violentes inondations déposent des boues toxiques sur les terres des départements de Tochigi et de Gunma. L’hiver de la même année, la population de la région commence à se mobiliser pour faire face à la destruction de ses moyens de subsistance, que ce soit l’agriculture ou la teinturerie, mais aussi la sériciculture et la production textile. Durant les vingt années de lutte qui suivent, les contestataires adresseront des pétitions aux autorités, solliciteront des expertises agronomiques, travailleront à sensibiliser la sphère publique. Un député de Tochigi, Tanaka Shôzô (1841-1913), multipliera ses interpellations à la Diète nouvellement constituée, et prendra la tête du mouvement de protestation. Entre la population locale, bientôt appuyée par une partie non négligeable de l’opinion publique de tout le pays, et le gouvernement, qui défend les intérêts de l’industrie minière, aussi en raison du caractère stratégique du cuivre, une bataille s’engagera, dont voici les étapes principales. En 1896, de nouvelles inondations étendent la contamination aux départements de Saitama, Chiba et Ibaraki. Dès 1897 les contestataires organisent des marches sur Tokyo, inspirées des révoltes paysannes des XVIIe et XVIIIe siècles, pour remettre leurs pétitions aux autorités centrales. Après presque une décennie de laissez-faire, le gouvernement est contraint d’intervenir et crée une Commission d’enquête. En mai il impose à l’industrie minière Furukawa des travaux de prévention qui, toutefois, montrent rapidement leurs limites. Les marches de protestations reprennent l’année suivante et la quatrième, organisée au début de l’année 1900, marque un tournant : plus de 2’000 personnes affrontent la police et la gendarmerie à un barrage dressé au lieu-dit de Kawamata. On compte plusieurs dizaines de blessés de chaque côté et une centaine de paysans sont arrêtés. Après plusieurs années de procédures et de recours, ils sont finalement acquittés. C’est ici le pic de la répression gouvernementale, et, en un geste de révolte, Tanaka renonce à son mandat de député en octobre 1901, tentant vainement d’en appeler directement à l’empereur quelques mois plus tard. Arrêté, il est relâché mais son acte relance le débat public sur Ashio. Afin de calmer l’agitation, en 1902 le gouvernement met en place une deuxième Commission d’enquête qui, l’année suivante, rendra des conclusions radicalement différentes de la précédente puisqu’elle substitue le problème des inondations à celui de la pollution et recommande un vaste projet d’aménagement fluvial. Ce projet de grande ampleur condamne le village de Yanaka à être transformé en bassin de sédimentation. Malgré la résistance de quelques habitants et une campagne de soutien animée par des militants socialistes, le village sera submergé en 1907, marquant en quelque sorte la fin du mouvement de contestation à grande échelle. Une poignée d’irréductibles continuera d’occuper les environs du réservoir jusque dans les années 1910, assistée de Tanaka qui s’était installé à Yanaka en 1904.

Parallèlement à l’histoire de ce conflit, s’écrit aussi celle de la mine, toutes deux étant d’ailleurs en grande partie liées : l’adoption d’innovations techniques et de nouvelles méthodes de gestion de la main-d’œuvre permit d’augmenter la production, ce qui ne manqua pas d’aggraver ultérieurement l’impact sur l’environnement. Cependant, le destin commun de ces espaces, la mine et la région en aval, ne déboucha pas sur une union entre forces protestataires, entre syndicats ouvriers et victimes de la pollution – comme celle que l’on put observer à Minamata à la fin des années 1960. La mine n’en fut pas moins le théâtre d’importants conflits du travail, notamment une grande émeute de trois jours en 1907, ou une grève de dix-huit jours en 1919. Après la Guerre de l’Asie et du Pacifique (1931-1945), Ashio fut également le point de départ d’un combat pour la reconnaissance de la silicose. Cette mine occupe ainsi une place non négligeable dans l’histoire des maladies professionnelles et dans l’histoire ouvrière en générale.

L’échec du mouvement contre la pollution, surtout son incapacité à obtenir la fermeture du site, s’explique en grande partie par la ligne du gouvernement résolument orientée vers l’industrialisation, par les soutiens politiques et économiques dont dispose Furukawa, de même que par le rôle essentiel du cuivre pour les projets d’électrification et d’armement du pays. Rappelons que le conflit d’Ashio se déroule à une période où le Japon combat ses voisins à deux reprises (guerre sino-japonaise 1894-1895 ; guerre russo-japonaise 1904-1905). Le gouvernement joue de tactiques dilatoires et laisse aux autorités locales le soin de faire accepter des arrangements à l’amiable (1892-1896) qui permettent de diviser les contestataires et de les faire taire. Les limites du savoir scientifique, mobilisé des deux parts, lui permettent de relativiser la gravité de la situation, ainsi que la responsabilité de Furukawa. Dans certains cas, des hauts fonctionnaires produisent des contre-expertises, déclarant que la contamination n’a aucun effet sur la santé humaine, afin d’éviter la suspension des activités extractives. Lorsqu’il s’implique à partir de 1897, les quelques travaux préventifs que le gouvernement exige ne sauront endiguer les effets délétères de l’exploitation minière. De même, les exemptions fiscales concédées aux propriétaires de terres contaminées s’avèrent contre-productives puisque, dans un système censitaire, elles privent les bénéficiaires de leurs droits civiques. Finalement, le plan de remaniement fluvial ne résoudra pas non plus le problème des inondations.

Malgré ce bilan négatif, cette crise environnementale et sociale suscita un grand élan de solidarité à travers tout le pays. À Tokyo, des avocats, des étudiants, des journalistes, des associations féminines ou religieuses, des politiciens conservateurs ou des militants socialistes soutinrent la population des zones contaminées dans un combat qui, d’ailleurs, annonçait les futurs mouvements sociaux. L’implication de la presse assura à la question une couverture médiatique importante. Une caractéristique de cette mobilisation fut son inscription dans un cadre sinon entièrement légal, du moins pas fondamentalement éloigné des pratiques contestataires de l’époque : on privilégia la voie administrative plutôt que l’action directe, renonçant ainsi à tout blocage, sabotage, destruction ou menace, et on adressa les revendications aux autorités locales ou supérieures plutôt qu’à l’exploitant de la mine. Il n’y eut d’ailleurs aucune tentative de négocier directement avec celui-ci. C’est exclusivement à l’État, à ses divers échelons, que s’adressèrent les protestataires. Le refus du recours à la force distingue ce conflit d’autres mouvements analogues de la même période (Sugai, 2010). Même lors des affrontements de Kawamata la violence ne fut pas une stratégie délibérée et ne dépassa pas certaines limites.

Il importe de souligner que le mouvement de protestation ne fut pas initié pour des motifs que l’on pourrait qualifier, à première vue, d’écologiques. L’objectif primordial des protestataires était la défense de leurs intérêts, c’est-à-dire préserver leurs sources de revenu et de subsistance. Ils invoquèrent ainsi la protection de la propriété privée inscrite dans la Constitution impériale, entrée en vigueur en novembre 1890, et la possibilité, telle que définie par la loi sur les activités minières, de révoquer un permis d’exploitation lorsque celles-ci menaçaient « l’intérêt général ». Le problème étant ici l’interprétation de ce critère, puisque, pour le gouvernement, la richesse générée par la mine bénéficiait au plus grand nombre, l’exploitation devait donc continuer. Pour les militants de l’opposition impliqués, à travers cette affaire, pointer la collusion entre les élites et l’industriel minier fut aussi un moyen de s’insurger contre la confiscation du pouvoir par une oligarchie.

Les préoccupations écologiques, une attention particulière pour la redéfinition des rapports entre les êtres humains et leur environnement se manifestèrent de manière progressive et relativement isolée. Dans le cas de Tanaka Shôzô, qu’on considère généralement comme un « pionnier de l’environnementalisme » (Strong, 1977), des enquêtes menées après les inondations de 1896 par les protestataires dans les zones contaminées lui firent réaliser les dangers que la pollution faisait peser sur toute forme d’existence. Celles-ci révélèrent que la natalité y était en baisse, de même que les taux de mortalité plus élevés que dans les régions préservées. Cette prise de conscience s’articulait avec une conviction antérieure de Tanaka, pour qui les droits humains ne sauraient être assujettis à un quelconque pouvoir ou gouvernement (Komatsu, 2011). Ces considérations l’amenèrent ensuite à opérer un « tournant environnemental » (Stolz, 2014) autour de 1902, quand il se détourna de la politique institutionnelle et s’opposa au projet gouvernemental de remaniement fluvial. Pour Tanaka, c’était aller à l’encontre des lois de la rivière. Partager le quotidien des derniers réfractaires du village de Yanaka le conforta dans son jugement que la pollution était la conséquence des pires aspects de l’industrialisation et de la modernité, de l’autoritarisme et du mépris pour la nature ainsi que ses lois et, partant, pour la vie elle-même. Ainsi, il étendit à tous les êtres le droit à l’existence qui était devenu la pierre angulaire de sa conception des droits humains. L’héritage intellectuel de Tanaka eut une influence considérable sur nombre d’activistes, qui prolongèrent ses réflexions à leur manière.

Ainsi, si la lutte s’estompa au tournant des années 1910, les nuisances de l’exploitation minière n’en persistèrent pas moins. Durant les années 1920 et 1930, des protestations continuèrent à s’élever, sans grand succès, contre la compagnie Furukawa, devenue depuis un puissant conglomérat (zaibatsu). En décembre 1940, à l’issue d’une vingtaine de pétitions déposées depuis 1915 auprès du ministère de l’Intérieur, la population réunie en une association obtint qu’un budget soit alloué pour la réfection du réseau fluvial. Cependant, faute d’archives significatives, on ignore l’étendue des travaux entrepris à cette époque et leur efficacité. En janvier 1944, le gouvernement classa la mine parmi les entreprises prioritaires pour l’effort de guerre. Pour pallier le manque de main-d’œuvre, on eut recours au travail forcé de Coréens ainsi qu’à des prisonniers chinois et américains.

Au lendemain de la défaite du Japon, des groupes d’habitants de la région reprirent leurs revendications. Un nouveau cas de pollution massive fit réapparaître un important mouvement de protestation : le 30 mai 1958, un empilement de déchets miniers dont l’entretien avait été négligé s’effondra à Gengorôzawa, environ 2 000 mètres cubes de débris coupèrent trois lignes de train avant de terminer dans la Watarase. Les eaux contaminées de la rivière empoisonnèrent 6’000 hectares de rizières, et plus de 20’000 foyers d’agriculteurs de la localité de Morita (actuelle ville d’Ôta, département de Gunma) virent leurs récoltes complètement détruites. Ceux-ci se constituèrent en association, s’adressèrent au gouvernement afin qu’il établisse des standards pour la qualité de l’eau et exigèrent de la part de la mine des mesures pour prévenir complètement la pollution, ainsi que des indemnisations. En 1962 les autorités examinèrent finalement le dossier et arbitrèrent le différend opposant la compagnie Furukawa et les plaignants.  Le contexte était favorable à ces derniers car de nombreux mouvements de protection de l’environnement ou de lutte contre les problèmes de santé liés à l’industrie se développèrent à cette période et entamèrent des poursuites juridiques à partir de la fin des années 1960. Les plus connues de ces actions en justice prirent place dans la ville de Yokkaichi (asthme dû à la pollution atmosphérique), ainsi que dans les départements de Niigata (deuxième cas de la maladie de Minamata, empoisonnement au mercure) et de Toyama (maladie dite itai itai « aïe aïe », infection au cadmium).

La compagnie Furukawa annonça en novembre 1972 la fermeture imminente de la mine. Mais si l’extraction s’interrompit en 1973, les fonderies continuèrent à fonctionner avec du minerai importé, et la production augmenta même. Un compromis entre les parties fut finalement trouvé le 11 mai 1974. La compagnie accepta de s’acquitter de 1.55 billions de yens auprès des agriculteurs, d’améliorer la gestion des déchets miniers et de signer un accord avec la ville d’Ôta sur le contrôle de la pollution. Une décision historique, puisque pour la première fois depuis les années 1880 la compagnie Furukawa reconnaissait ses responsabilités.

En 2011, suite au tremblement de terre du 11 mars qui provoqua un tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima, le même empilement de stériles s’est effondré une nouvelle fois, rappelant que le problème n’est toujours pas résolu. De nos jours, si la situation n’est plus aussi préoccupante, le legs industriel demeure : une énorme quantité de déchets toxiques de minerai continue de devoir être stockée sous surveillance, la déforestation a laissé des traces encore bien visibles sur les montagnes environnantes, dont la végétation ne repousse que difficilement, aux prix d’efforts et de moyens considérables. Finalement, la qualité de l’eau reste précaire et nécessite des contrôles réguliers en raison des dépôts au fond des rivières. Si la condamnation des ravages provoqués par la mine d’Ashio fait consensus, le site est toujours l’enjeu d’une bataille mémorielle entre ceux qui souhaitent mettre en avant un passé industriel glorieux, et des activistes qui insistent plutôt sur la transmission du souvenir de la lutte contre la pollution.

De nos jours, l’affaire d’Ashio constitue un incontournable du répertoire historique des mouvements anti-pollution. Peut-être de manière quelque peu abusive, Tanaka Shôzô occupe le rôle de protagoniste principal dans la majeure partie des ouvrages qui y ont été consacrés. En 1925, un ouvrage sur les martyrs des révoltes paysannes de l’époque Edo (1603-1867) assimila Tanaka à l’un d’entre eux, en raison de sa tentative d’appel direct adressé à l’empereur, et installa durablement cette interprétation. Tanaka fut considéré comme un partisan de l’empereur dans un contexte où le culte instauré autour de la famille impériale depuis la Restauration de Meiji (1868) était de plus en plus mis en avant pour justifier un rassemblement national autour de la figure du souverain. Cette récupération idéologique visait plus largement à vider la figure des martyrs paysans de tout potentiel contestataire. Dans les premières années qui suivirent la Guerre de l’Asie et du Pacifique, malgré une lecture plus marxisante des événements, l’association de Tanaka à un martyr paysan perdura dans les quelques études sur le sujet. Quant à la mobilisation contre la mine, elle était considérée comme une des dernières grandes révoltes paysannes, prélude aux premières organisations de la classe ouvrière. Ce sont les années 1960-1970 qui voient la redécouverte de cette affaire. Le contexte y est pour beaucoup : le Japon connait de nombreux scandales industriels liés aux années de forte croissance et les chercheurs, ainsi que les militants engagés contre les industries polluantes, la construction de barrages ou de centrales nucléaires, considèrent l’affaire d’Ashio comme un précédent historique, et Tanaka Shôzô comme le porte-drapeau d’une conscience écologique naissante (non occidentale de surcroît), de même qu’un modèle de probité et d’engagement. La publication de ses œuvres complètes (1977-1980) permet une meilleure prise en compte du vaste champ d’action et de réflexion qu’il déploya en tant que militant du mouvement d’opposition libéral, député du département de Tochigi à la Diète et finalement, dans les dernières années de sa vie, penseur du lien entre être humain et nature. L’intérêt pour ces thématiques a encore été ravivé à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, Tanaka apparaissant comme précurseur dans la critique des dangers d’une civilisation obnubilée par la croissance.

De par l’ampleur de la lutte, par sa durée et sa médiatisation, l’affaire d’Ashio exposa au grand jour des problématiques transnationales qui entourent l’exploitation des ressources naturelles : l’opposition entre industrie et agriculture, la notion d’intérêt général et son interprétation, la difficulté pour les mouvements citoyens d’obtenir gain de cause, la responsabilité des entreprises polluantes, la mise en place d’un État administratif moderne, de même que la responsabilité de celui-ci vis-à-vis de ses administrés, ou encore la question des indemnisations ou de la restauration d’un environnement contaminé. Elle coïncida avec le développement d’un journalisme d’investigation et de grandes enquêtes sociales, de même qu’avec la mise en place de politiques de santé publique, et mit également en relief les limites d’une approche fondée essentiellement sur des solutions techniques. Plus largement, elle souleva la question de la régulation dans le domaine industriel. Avec le recul historique, le temps long de la contamination se révèle, tout comme l’actualité des thématiques discutées à l’époque. Les traces toujours visibles de la pollution dans les environs expliquent que l’on se réfère encore à Ashio à titre de mise en garde – l’affaire figurant dans la plupart des manuels scolaires japonais et le site même étant devenu un lieu de sensibilisation. Dans un contexte mondial où l’industrie extractive est bien loin d’un ralentissement, que la gestion des déchets industriels présente toujours des difficultés, l’affaire d’Ashio marque un jalon dans l’histoire de l’industrialisation, tout comme dans celle des luttes sociales et de la pensée écologique.

BIBLIOGRAPHIE 

Komatsu H., Tanaka Shôzô no kindai (La modernité de Tanaka Shôzô), Tokyo, Gendai kikaku shitsu, 2001 ; Nimura K., The Ashio Riot of 1907. A Social History of Mining in Japan, Boardman T. & Gordon A. (trad.), Durham/Londres, Duke University Press, 1997 ; Notehelfer F., « Japan’s First Pollution Incident », Journal of Japanese Studies, 1975, vol. 1, n° 2, p. 351-383 ; Shôji K. et Sugai M., Tsûshi Ashio kôdoku jiken 1877~1984 (Histoire de l’affaire de pollution minière d’Ashio, 1877-1984), Yokohama, Seori shobô, 2014 ; Souyri P. F., Moderne sans être occidental. Aux origines du Japon d’aujourd’hui, Paris, Gallimard, 2016 ; Stolz R., Bad Water. Nature, Pollution & Politics in Japan, 1870 – 1950, Durham, Duke University Press, 2014 ; Stone A., The Vanishing Village. The Ashio Copper Mine Pollution Case 1890-1907, thèse non publiée, Université de Washington, 1974 ; Strong K., Ox against the Storm. A Biography of Tanaka Shozo, Japan’s Conservationist Pioneer, Folkestone, Japan Library, 1977 ; Sugai M., « Ashio kôdoku mondai to minshû kankyô undô (Le problème de pollution minière d’Ashio et le mouvement environnemental populaire) », in Komatsu H. et Kimu T. (dir.), Tanaka Shôzô. Shôgai o kôkyô ni sasageta kôdôsuru shisôjin (Tanaka Shôzô. Un penseur qui consacra son existence à la communauté), Tokyo, Tôkyô daigaku shuppan-kai, 2010, p. 25-38.

Cyrian Pitteloud, Doctorant/assistant en histoire sociale du Japon à l’Université de Genève.

Mot corrélé au Dictionnaire de la pensée écologique : Tanaka Shôzô (1841-1913)

POUR CITER CET ARTICLE

Pitteloud Cyrian. 2017. « L’affaire d’Ashio (extraction minière, Japon) ». lapenseeecologique.com. Dictionnaire de la pensée écologique. 1 (1).  URL : https://lapenseeecologique.com/laffaire-dashio-extraction-miniere-japon/