La Chine et l’Inde scellent leur alliance

Publié le 02 | 11 | 15

La chine et l’inde scellent leur alliance

 

C’est officiel, la Chine a noué un partenariat avec l’Inde, dans le cadre du Challenge 21. Cette semaine a été l’occasion de mettre sur la table des idées concrètes sur le thème de l’agriculture.

Représentée par l’université de Lausanne, la Chine a accepté la proposition d’alliance de son voisin indien (l’université de Paris-Saclay) en vue de négocier ensemble sur les défis de la COP21. Les deux plus grands pays du monde vont œuvrer de concert pour apporter des solutions visant à réduire leurs émissions anthropiques. De plus, leur alliance aura pour but de préserver les intérêts des pays manufacturiers, en militant pour indexer les émissions de gaz à effets de serre per capita.

Dans le groupe lausannois, ils étaient 5 à travailler sur la question chinoise agricole : Alban, Rachel, Emilie, Soraya et Marc-Olivier. « Chacun s’est penché sur l’un des trois grandes thématiques agricoles : politique et pratiques agricoles, utilisation des sols et enfin, gestion des forêts », précise Emilie, coordinatrice du groupe. « Ces premières recherches nous ont permis de définir notre diagnostic. Ensuite, nous avons relevé les points forts et faibles de ce sujet afin de déterminer plusieurs scénarios possibles. »

Avant tout, conserver le leadership chinois

D’après la coordinatrice, cette alliance correspond au positionnement réel du gouvernement chinois dans les négociations environnementales internationales. Elle a un but plus vaste encore que les limites de la conférence : intégrer les pays en développement de l’Asie du Sud tout en préservant le leadership de la Chine. La semaine de travail a été l’occasion de dresser trois grands objectifs agricoles : maintenir le développement de politique agricole adaptées à la biodiversité des terres chinoises et ainsi renforcer la sécurité sanitaire et le niveau de vie des agriculteurs ; développer des solutions technologiques pour moderniser les méthodes de production agricole ; financer le projet « Grande muraille verte de Chine » destiné stopper la désertification massive de certaines régions du nord de la Chine en plantant des forêts et ainsi stopper la progression du désert de Gobi.

Pour l’instant, la Chine mène déjà des actions concrètes pour améliorer son empreinte écologique, notamment en utilisant des engrais naturels – ce qui a permis d’accroitre la production de thé de 10% – et en faisant massivement pousser des forêts (1,5 milliard d’hectares ces 5 dernières années). « Les objectifs que nous avons choisis se déclinent directement de la place de la Chine dans le monde, de sa politique intérieure et de sa place dans les négociations », ajoute Emilie. « Il est clair que nous voulons représenter fidèlement le pays afin de garder l’esprit des négociations et donc du défi. » 

Mathilde Joris, étudiante en M1 à l’IEJ de Paris



UN MOT À AJOUTER ?

252668 Commentaires


Commentez cet article


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *