COP21 : La #Génération21 se mobilise pour le climat et parvient à un accord pour limiter le réchauffement climatique à 2,2°C

Publié le 15 | 12 | 15

Les représentants des 200 étudiants de 9 écoles et universités, mobilisés depuis mi-octobre, se sont réunis jeudi dernier pour le sommet des négociations clôturant le Challenge #Génération21

Paris – le 15 décembre 2015

Donner la parole aux étudiants au moyen d’une simulation de la COP21 pour les sensibiliser aux enjeux des négociations en cours, telle a été l’action menée par les Presses Universitaires de France ce jeudi 10 décembre 2015.

Pari réussi ! Les étudiants, après des tractations parfois houleuses, des alliances secrètes et de longues discussions parfois techniques, sont parvenus à un consensus sur un accord limitant le réchauffement climatique à 2.2°C à horizon 2100.

La méconnaissance des 15 à 30 ans sur les enjeux de la COP21[1] a été entendue par les Puf qui ont, à l’occasion de la sortie du Dictionnaire de la pensée écologique, voulu proposer une solution innovante pour transmettre et diffuser la connaissance : le Challenge #Génération 21. Il visait à engager des étudiants dans une simulation du processus de négociation.

Les étudiants de chaque école et université participante (Université de Lausanne, Sciences Po Rennes, Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, Université Paris-Dauphine, Université Paris-Sud et Université de Caen-Normandie) ont défendu les enjeux d’une zone géographique (Chine, Brésil, Union Européenne, Etats-Unis, Inde et Canada) pour tenter de parvenir à un accord. Ils ont disposé de 5 semaines de préparation avant de se lancer dans les négociations, un travail qui a notamment abouti à la rédaction de rapports documentés sur 4 thématiques précises : Transports, Industrie, Agriculture et gestion des forêts, Enjeux financiers.

Un sondage Odoxa pour les Puf a révélé, en septembre 2015, que la plupart des jeunes ignoraient l’existence de la COP21¹. 67% des Français âgés de 15 à 30 ans n’avaient pas entendu parler de la COP21. Une fois informés du contexte, les jeunes se sont montrés sceptiques sur la réussite de la COP21 : 71% d’entre eux pensaient que la COP21 ne parviendrait pas à atteindre ses objectifs comme obtenir un accord sur le maintien du réchauffement en deçà de 2°C.

G21Ce n’était pourtant pas gagné ! Lors des discours d’ouverture, chaque délégation a rappelé ses engagements, priorités et positions de principe sur le projet d’accord qui avait été proposé en amont par le Secrétariat général. En commission, plusieurs sujets sensibles ont crispé les négociateurs, notamment les modalités de financement d’un fonds vert et la question du transfert de technologies. Les pays en développement ont en effet reproché aux pays développés de vouloir eux aussi profiter du fonds vert alors qu’il leur était destiné enpuf priorité. Quant aux transferts de technologies, un accord a été trouvé après de houleux débats entre la Chine et les Etats-Unis : un organisme dédié est en charge d’acquérir des brevets. Leur prix de cession aux Etats sera fixé en fonction du revenu moyen par habitant, tandis que des consultants formeront les destinataires de ces technologies.

Les termes de cet accord ont permis d’atteindre une limitation du réchauffement climatique à 2,2°C. Ce résultat a été modélisé à l’aide du logiciel C-Roads dont la lecture a été facilitée par l’association partenaire CliMates. L’intensité des applaudissements qui ont accompagné la projection de cette réussite a prouvé l’engagement dont les étudiants ont fait preuve tout au long de ces 5 semaines mais aussi lors de cette journée de négociations.

Et alors que ces négociations se déroulaient en même temps que celles du Bourget, les étudiants sont parvenus à élaborer une meilleure trajectoire que celle dessinée par l’accord officiel puisque l’accord trouvé au Bourget trace une trajectoire à 3°C quand les projections des étudiants sont à 2,2°C. Cette nouvelle génération a montré qu’elle était en capacité à engager des accords plus ambitieux pour les COP à venir.

bourgExtenués mais fiers, les étudiants ont été félicités par Frédéric Mériot, Directeur général des Puf qui s’est dit « très impressionné par tant d’énergie et de travail » mais surtout « rassuré et très optimiste pour les COP22, 23 et suivantes qui seront menées par cette génération… ». Et Dominique Bourg, co-auteur du Dictionnaire de la pensée écologique a ajouté « cette initiative, même si elle reste virtuelle, a permis aux étudiants de mieux comprendre les enjeux et la difficulté d’influer sur les changements majeurs. Il s’agit d’un apprentissage qui les prépare à leur futur rôle et engagement au sein de la société ».

Pour revivre le Challenge #generation21 :

@Génération21

Challenge #Génération21

Le site média : lapenseeecologique.com/direct21/

À propos des Puf

Premier éditeur français en sciences humaines et sociales, les Puf diffusent depuis près de 100 ans la connaissance des meilleurs universitaires pour nourrir l’intelligence et l’ouverture d’esprit.

Situées au carrefour de toutes les disciplines, les Puf mettent à disposition de tous ceux qui le souhaitent des ouvrages référents pour prendre le temps de la connaissance et de la pensée afin de décrypter avec recul et sérénité notre époque et la société.


 

[1] Un sondage Odoxa pour les Puf a révélé, en septembre 2015, que la plupart des jeunes ignoraient l’existence de la COP21. 67% des Français âgés de 15 à 30 ans n’avaient pas entendu parler de la COP21. Une fois informés du contexte, les jeunes se sont montrés sceptiques sur la réussite de la COP21 : 71% d’entre eux pensaient que la COP21 ne parviendrait pas à atteindre ses objectifs comme obtenir un accord sur le maintien du réchauffement en deçà de 2°C.

 



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