Agriculture : Les enjeux des pays

Publié le 02 | 11 | 15

Agriculture : Les enjeux des pays

 

L’un des objectifs de la COP21 concerne les forêts et l’agriculture. La comptabilisation des puits de carbone ainsi que la lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts représentent des enjeux essentiels. Tout comme les émissions de gaz carbonique, de méthane et d’azote dans la production agricole. Les pays s’engagent donc à trouver des solutions pour pallier à ces problèmes environnementaux.

La Chine

Le pays reconnaît sa responsabilité concernant les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur agricole. Ce dernier s’engage, en coopération avec la FAO, à maintenir le développement de politiques agricoles adaptées afin de conserver la biodiversité des territoires du pays. Et particulièrement sur l’action gouvernementale locale. La Chine développe ainsi une réelle volonté de renforcer la sécurité alimentaire des pays en développement. Elle souhaite également maintenir les objectifs de productivité et mettre à la fois en place des politiques de modernisation de l’agriculture, tout particulièrement concernant la technologie et l’agro-industrie. Enfin, pour pallier à la désertification de certaines régions du nord du pays, elle souhaite financer le projet de « La Grande muraille verte de Chine ». Ce dernier a pour but de freiner la progression du Désert de Gobi et devrait être atteins d’ici 2070.

Les USA

Les États-Unis sont les leader mondiaux dans le domaine de l’agriculture. Pour faire face aux effets néfastes de la pollution agricole sur les sols, les États-Unis prévoient de responsabiliser les agriculteurs concernant la création et la protection des puits de carbone qu’ils impactent de façon directe sur leurs activités. Par le biais, entre autre, de l’utilisation de plantes à enracinement profond dans les pâturages. Le pays s’engage aussi à adapter les programmes qui jouent un rôle essentiels sur les marchés avec de nouvelles politiques agricoles comme les taxes sur l’utilisation d’engrais à base d’azote et la création de subventions sur la production de la bio-énergie.

Le Canada

C’est le pays qui possède plus du tiers des forêts mondiales. Face à cette situation, il propose la signature de l’initiative 4X1000. Qui consiste à augmenter chaque année la matière organique des sols de 4g pour 1000g de CO2 afin de compenser les émissions de GES émis par la planète chaque année. Le pays est toutefois le meilleur gestionnaire de forêts dans le monde, mais d’ici 2020, il propose de réduire de moitié la déforestation. Il s’engage aussi à protéger et améliorer la qualité de l’eau, pour cela il souhaite augmenter de plus de 7% les dépenses publiques du secteur agricole et agro-alimentaire. Le Canada souhaite donc réduire les émissions de GES dans ce secteur de 30,6% d’ici 2020 et de baisser le niveau de protoxyde d’azote des sols agricoles de 10% en Asie. Enfin, l’Australie et la Nouvelle-Zélande s’engagent à réduire les émissions de GES liés à l’agriculture en produisant du lin à la place du soja pour alimenter les animaux.

L’Union Européenne

L’UE s’engage à poursuivre la réduction de l’utilisation de fertilisants azotés. Pour cela, de nouvelles dépenses liées à la recherche et une amélioration du système de subventions à l’agriculture seront mises en place pour permettre de promouvoir et inciter une transition vers l’agro-écologie. Elle souhaite également revoir le système de comptabilisation des réductions de GES obtenues grâce aux puits de carbone et aux forêts. L’union encourage le maintien des systèmes de production extensifs et à faible niveau d’entrants, comme l’agriculture biologique ou encore les systèmes d’élevages extensifs. Enfin, pour atteindre ce triple objectif, l’UE souhaite, tout comme le Canada, promouvoir l’initiative 4X1000.

L’Inde

Le pays s’engage à ne pas dépasser 45% des sols dégradés mais également continuer les efforts dans le maintien de la restauration des terres. L’inde garantie, dans le cadre de la polyculture sous forme d’agro-foresterie, l’utilisation de toutes les nouvelles surfaces agricoles. Elle s’engage ainsi à remettre la main sur les ressources naturelles, et spécialement les nappes phréatiques dans le but d’une gestion durable. Le pays souhaite remplacer son agriculture intensive dépendante par une agriculture saisonnière. Il s’implique à renforcer l’agriculture à faible émission de carbone en subventionnant uniquement les agricultures paysannes et/ou biologique de son marché d’ici 2025. Enfin l’Inde prévoit une croissance 0 des pesticides, également d’ici à 2025, ainsi que la dé-pollution de 20% des eaux qui le sont sur sont territoire d’ici à 2030 .

Le Brésil

Le pays s’engage quant à lui à réduite la déforestation et reboiser une partie des zones dégradées. Le Brésil juge nécessaire de restructurer de façon progressive la filière agroalimentaire au profit d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement afin d’obtenir, sur le long terme, une auto- suffisance alimentaire. Le pays s’engage ensuite à réduire de 37% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 et de 43% en 2030, par rapport au niveau de 2005.

Amélia Labiod, étudiante en M1 à l’IEJ Paris



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